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Du même souffle, le regroupement déplore le changement réglementaire qui a mené le TAL a annoncé ce niveau de hausse. Le nouveau règlement du gouvernement provincial «n'apporte aucune solution durable à la crise du logement et n'atténue en rien le fardeau excessif déjà supporté par les locataires», déplore le RCLALQ.
L'association a d'ailleurs souligné que le taux de base annoncé lundi par le TAL est le taux le plus élevé des 20 dernières années, à l'exception de 2024 et 2025, et que le nouveau règlement permet d'ajouter 5 % des dépenses de rénovation à l'augmentation du loyer, un pourcentage qui «avoisinait généralement 3 % depuis 2008».
Le RCLALQ n'a également pas caché sa déception devant les nouvelles règles qui permettent également l'ajout de l'augmentation des taxes foncières et des assurances lorsqu'elles dépassent le taux de base.
«Sans contrôle effectif, on sait que les hausses réellement demandées par les propriétaires seront bien plus grandes que celles prévues par le règlement. Sans registre et sans réel contrôle des loyers, les locataires n'ont aucune chance de voir la situation s'améliorer, de réduire leur endettement ou de cesser de fréquenter les banques alimentaires en si grand nombre», ont dénoncé Steve Baird et Émile Boucher, organisateurs communautaires au RCLALQ.
Le groupe a plutôt plaidé pour qu'un gel des hausses de loyers s'imposait «pour arrêter l'hémorragie» provoquée par la crise du logement. Le RCLALQ a aussi tenu à rappeler aux locataires qu'ils peuvent refuser la hausse du loyer proposée par le locateur.