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Faire vivre la littérature à la Maison natale de Louis Fréchette

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CRÉDIT : JOSYANNE PRESCOTT

27 août 2021 08:47

Le pupitre aux mots dits a été lancé à la Maison Natale de Louis Fréchette (MNLF) lors de la Fête nationale du Québec et se déroule jusqu’à la fin septembre sous formule ponctuelle. Différents auteurs lévisiens viennent y discuter avec les passants pour leur offrir un poème ou une courte histoire de leur plume qu’ils auront écrit à la suite de leur entretien.

Dans le cadre de Cet été, je parcours Lévis, différents auteurs se prêtent au jeu pour rencontrer les passants et discuter avec eux pendant quelques minutes. Lors de cette brève discussion, l’auteur va apprendre à connaître son interlocuteur et celui-ci continuera ensuite sa route avec un récit spécialement écrit pour lui.

«On a des écrivains plus renommés, mais on a aussi des auteurs et autrices émergents. On essaie vraiment de donner une palette de couleurs différentes par rapport à l’offre des auteurs. Ils n’ont pas beaucoup de place pour rencontrer les gens. Surtout pas en tête à tête comme on fait là», raconte la directrice générale de la MNLF, Christine Boutin.

Bien qu’elle offre la chance aux écrivains d’avoir un contact intime avec le public, l’initiative permet aussi aux visiteurs d’en apprendre plus sur les auteurs et leur métier.

«C’est la meilleure manière de lier le public aux écrivains et de les faire passer de l’autre côté du décor aussi. Ça peut être l’occasion de poser (à l’auteur) des questions sur ce qu’(il) fait. De l’autre côté, pour l’écrivain, c’est une source d’inspiration infinie, car on a accès à des histoires qui ne nous seraient jamais racontées autrement que par ce contact intime. Dans les deux sens, il y a quelque chose qui peut être retiré de cet échange», explique Mélissa Verreault, autrice lévisienne.

Certains passants qui aperçoivent les installations du Pupitre aux mots dits se disent curieux. «Je passais devant et j’ai vu l’endroit. C’est très beau et ça pique la curiosité. Cela fait quelques fois que je passe devant et je suis de plus en plus intrigué», confie l’un d’entre eux.

Certains passants sont plus timides alors que d’autres tentent l’expérience. Dans tous les cas, les auteurs sont ravis et apprécient l’initiative prise par l’organisation.

«Il faut qu’on ramène les arts et la littérature au cœur de la vie. (Au Pupitre aux mots dits), on laisse tomber toute considération commerciale. On n’est pas là pour faire du profit, on est là pour faire vivre la littérature et c’est ce que je trouve beau. Ce sont des rencontres de qualité. J’ai vu ça comme une belle occasion de respirer à nouveau», conclut l’autrice.

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