jeudi 15 janvier 2026
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DX Plastiques

Le repreneuriat à saveur lévisienne

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Olivier Bilodeau et Laurent Gosselin dans l’entrepôt de DX Plastiques. Photo : Courtoisie

14 janv. 2026 09:46

Les deux jeunes entrepreneurs lévisiens, Olivier Bilodeau et Laurent Gosselin, sont devenus propriétaires de DX Plastiques, une entreprise manufacturière de Lévis, en faisant l’acquisition de celle-ci, en octobre dernier. Deux partenaires passifs font également partie du groupe qui a racheté DX Plastiques.

Entreprise manufacturière fondée en 1992 à Lévis, DX Plastiques est spécialisée en thermoformage de pièces plastiques sur mesure. Elle accompagne des manufacturiers dans la fabrication, l’usinage et l’assemblage de pièces de plastique.

Quant à eux, Olivier Bilodeau, 24 ans, et Laurent Gosselin, 25 ans, n’avaient aucune expérience dans le domaine du plastique avant de faire l’acquisition de DX Plastiques. En fait, les deux hommes d’affaires ont étudié à l’Université Laval, le premier en administration des affaires et en finances, le deuxième en comptabilité. C’est plutôt en étant mis en contact avec l’ancien propriétaire grâce à un de leurs investisseurs passifs qu’ils ont souhaité faire l’acquisition de l’entreprise.

«C’était vraiment une belle opportunité, lance Olivier Bilodeau. Lorsqu’on a rencontré l’ancien propriétaire, c’était un bon fit, on s’entendait bien avec lui et on voyait que c’était une personne honnête. En regardant les états financiers de DX Plastiques, on s’est rendu compte que c’était une belle entreprise où il y avait de la place pour l’amélioration. L’entreprise stagnait un peu depuis quelques années et il y avait de la place pour qu’on puisse la faire croître.»

Le repreneuriat

S’ils ont choisi de racheter DX Plastiques, c’est d’abord parce que l’idée du repreneuriat est alléchante pour de jeunes entrepreneurs. Les entreprises transférées et accompagnées par Repreneuriat Québec présentent un taux de survie de 87,5 % après cinq ans, comparativement à 57 % pour les entreprises nouvellement créées, selon les données présentées dans la mise à jour de l'Étude nationale sur le repreneuriat publiée en avril 2025. 

«C’est l’idée de ne pas partir de zéro. En partant de zéro, ça te prend une idée, il faut se démarquer et on n’a aucun système mis en place. L’idée du repreneuriat, c’est de prendre des entreprises qui existent depuis des années, mais qui n’ont peut-être plus l’amour ou l’attention nécessaire du propriétaire pour l’entretenir. Il y a déjà des employés, des clients, des fournisseurs, des systèmes et des façons de faire. C’est une entreprise qui existe et qui est profitable, donc elle se démarque sur le marché», explique Olivier Bilodeau.

Ce dernier ne s’en cache pas, le processus a été facilité par la présence d’un groupe d’acheteurs avec des compétences diverses et de l’expérience en gestion d’entreprise. Parmi les investisseurs passifs, le groupe compte un propriétaire d’entreprise manufacturière et un avocat de formation. Dans ces cas-ci, les banques sont plus enclines à financer des projets de repreneuriat. Toutefois, Olivier Bilodeau assure que celles-ci sont très ouvertes à aider les jeunes qui désirent se lancer dans le projet.

«C’est important d’en parler, parce que plusieurs personnes pensent que c’est inaccessible. Pourtant, quand on va voir les banques après avoir analysé les entreprises à vendre, elles sont prêtes à nous aider et à financer les frais afférents qui viennent avec l’achat d’une entreprise. Des entrepreneurs expérimentés souhaitent passer le flambeau, et les outils existent pour les jeunes qui veulent le reprendre», soutient-il.

La passation des pouvoirs

Quant à la transition de propriétaires, Olivier Bilodeau assure que tout se déroule bien jusqu’à présent. La clé pour les deux repreneurs a été de ne pas croire qu’ils étaient les experts.

«On n’a pas d’expérience en plastique, mais ce qui est bien avec le repreneuriat, c’est qu’il y a une équipe en place, soutient le nouveau propriétaire de DX Plastiques. On n’est pas obligé d’être l’expert en place. On a beaucoup été formé par notre directeur de production, Emmanuel, qui nous a vraiment apporté toute son expérience des 20 dernières années. Il ne faut pas agir comme si on savait tout, sinon c’est là qu’on risque de se planter. Maintenant, le but, c’est de faire grossir le chiffre d’affaires, garder la même équipe en place et faire croître l’entreprise avec eux.»

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