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Deuxième exposition solo pour Ghislaine Riendeau

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Ghislaine Riendeau se tient à côté de sa toile nommée Migration qui touche un sujet d’actualité en lien avec la crise des migrants. Photo : Catherine D'Amours

27 oct. 2023 08:29

Située dans la bibliothèque Anne-Marie-Filteau de Saint-Nicolas, la Galerie d’art des Deux-Ponts accueille une nouvelle exposition de Ghislaine Riendeau. L’exposition Mémoire des lieux a été lancée le 19 octobre et se poursuit jusqu’au 26 novembre.

Par Catherine D'Amours - catherinedamours@journaldelevis.ca

Ancienne enseignante de mathématiques au secondaire, Ghislaine Riendeau a toujours été une passionnée d’art. C’est depuis plus de 15 ans que cette dernière a commencé à être très impliquée dans le milieu artistique de Lévis. Elle présentera cette année, entre autres, encore une toile pour la vente aux enchères de Diffusion culturelle de Lévis et offrira en novembre un atelier gratuit aux élèves du programme arts-langues-sports de l’École Pointe-Lévy sur l’art rupestre.

Utilisant comme médium la peinture, elle a découvert son style en suivant des cours, en rencontrant des artistes et en visitant des musées.

«J’ai toujours de la vie sur mes toiles : un animal, un être vivant. J’ai commencé à peindre des oies blanches qui sont presque un totem de ma vie», explique Mme Riendeau.

Le fait que ce soit un animal instinctif, qui s’accouple pour la vie, qui est très solidaire de son groupe et qui est très familial sont toutes des raisons qui ont attiré Ghislaine Riendeau vers cet animal qu’elle aime aller observer. Mémoire des lieux est composée de plusieurs toiles mettant d’ailleurs en valeur l’oie blanche, mais ne met pas exclusivement en vedette cet animal comme l’autre exposition de Ghislaine Riendeau, Magnificience des oies, en cours au Centre culturel Marie-Fitzbach (Saint-Georges-de-Beauce) jusqu’au 12 novembre.

«Mémoire des lieux, ça réfère à trois sortes de mémoire. Elles sont la mémoire ancestrale que l’on trouve dans les scènes de Lascaux, la mémoire instinctive des oies blanches par leur migration et la mémoire sensorielle», raconte l’artiste.

Cette dernière mémoire est celle en lien avec nos sens humains, souligne la peintre. Que ce soit par la mémoire auditive, visuelle ou liée aux autres sens, chaque personne garde des souvenirs sensoriels. Ghislaine Riendeau a lié cette dernière mémoire à une de ces toiles où elle a peint des migrants qui doivent quitter leur pays. «Ils sont obligés de changer d’horizon, mais ils gardent toujours au fond d’eux-mêmes un souvenir visuel, tactile, d’odeur», argue-t-elle.

Mémoire des lieux est aussi la première exposition interactive à avoir lieu à la Galerie d’art des Deux-Ponts. Quatre des œuvres présentées proposent une expérience supplémentaire. «On télécharge l’application Artivive et ensuite on approche notre téléphone vis-à-vis l’œuvre et il y aura des vidéos ou des extraits qui vont parler de la toile en particulier», explique Ghislaine Riendeau.

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