CRÉDIT : COURTOISIE

Dans le cadre de sa programmation 2021-2023, Regart, le centre d’artistes en art actuel, invitait les artistes et commissaires à réfléchir à la décroissance. Ce seront donc 11 dossiers et 22 intervenants qui présenteront leurs pistes de réflexion sous différentes formes artistiques.

C’est avec «un esprit préoccupé par l’urgence climatique, préoccupé par le surmenage des artistes et des travailleurs culturels, préoccupé par l’empreinte écologique des pratiques artistiques, un esprit préoccupé par le paradigme d’une croissance économique perpétuelle» que le centre d’artistes a lancé cet appel de dossiers.

Ariane Daoust, originaire de Québec et étudiante d’un doctorat en histoire de l’art, lance la programmation en tant que commissaire, et ce, jusqu’au 15 août prochain. Elle est en résidence-laboratoire chez Regart et transforme la galerie en centre de recherche, de documentation et de partage ouvert à tous. On y retrouve des documents, des références et des pistes de réflexion concernant la mise en acte de la décroissance.

«Les objecteurs et objectrices de croissance travaillent à une société libérée de l’économisme, fondée sur la qualité plutôt que sur la quantité, et sur de ‘‘nouvelles valeurs’’ que sont notamment lacoopération, la gratuité, le partage, l’écologie, le vivre ensemble», explique Ariane Daoust.

Elle s’approprie aussi la ville dans son processus alors qu’elle intervient dans des espaces urbains sous différentes formes avec la collaboration d’artistes comme Pierre Bourgault et le Collectif – SYN. Ils ont installé une œuvre du premier artiste près de Regart et installeront des tables à pique-nique dans des endroits inusités afin d’observer comment la communauté se les approprie, une initiative du collectif.

D’autres activités joindront l’Art de la décroissance, ou l’art de ne pas faire grand-chose proposé par Mme Daoust. Des potagers communautaires sont installés à quelques endroits en ville, des arbres fruitiers seront plantés et un magasin gratuit a été ouvert à l’Autre Gare. Il y aura aussi des tables rondes sur le thème de la décroissance animées par des objecteurs de croissance.

«La décroissance est une proposition qui cherche à penser le futur autrement.»

C’est avec différentes initiatives d’artistes au travers le monde, qui travaillent dans l’esprit de décroissance, et la collaboration des artistes invités que la commissaire propose et expérimente des alternatives à la croissance. Pendant tout l’été, elle poursuivra ses réflexions et ira à la rencontre des usagers de l’art.

Programmation

À l’issue de cet appel de dossiers, ce seront des expositions d’arts visuels, du dessin à la photographie en passant par les installations et de l’art performance qui seront présentés au centre d’artistes en art actuel. Il y aura aussi des interventions dans les espaces urbains ainsi que des interventions communautaires.

Pour obtenir plus d’information sur la programmation, vous pouvez consulter le centreregart.org.

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