mercredi 10 juin 2026
Votre Journal. Votre allié local.

Communauté > Actualités

Organisme communautaire

La SRIC célèbre 40 ans d’appui auprès de la communauté lévisienne

Les + lus

Le Club Lions de Lévis a remis 2 000 $ à la SRIC. Photo : William Gauvin

09 juin 2026 11:28

Le 28 mai dernier, au Patro de Lévis, la Société de réadaptation et d’intégration communautaire (SRIC) fêtait ses 40 ans. Offrant notamment des services d’hébergement dans la Maison des Hauts-Bois et la Maison sous les Arbres, l’organisme lévisien a pour mission d’accompagner les adultes vivant avec des enjeux de santé mentale ou en situation de crise.

Par William Gauvin

L’événement a débuté avec un discours de la présidente du conseil d’administration de la SRIC, Marlène Fréchette. Celle-ci a parlé de la mission de la SRIC.

«Depuis 40 ans, la SRIC incarne l’engagement, la solidarité, une présence essentielle auprès des personnes vivant des enjeux de santé mentale traversant des périodes d’instabilité psychologique et psychosociale», explique-t-elle.

L’événement a également permis de rendre un hommage à France Gosselin, une figure active pendant 35 ans au sein de l’organisation qui est décédée récemment. 

Présent pour souligner le 40e anniversaire, Richard Langlois, auteur de trois livres, a ensuite donné une conférence sur la santé mentale et le rétablissement.

«On voulait une conférence plus personnelle qui allait toucher les gens directement. L’histoire de Richard et son parcours sont très parlants et peuvent inspirer d’autres personnes à garder espoir pour la suite des choses», exprime Émilie Larocque, directrice générale de la SRIC. 

Lors de sa conférence, l’écrivain a partagé des passages de ses ouvrages Le Fragile équilibre et Un phare sur ma route, dans lesquels il évoque son histoire personnelle avec la santé mentale. Il souligne que cela peut arriver à n’importe qui et mentionne l’importance de lutter contre la stigmatisation.

Une demande d’hébergement qui s’accentue

Depuis sa fondation en 1985, la mission de la SRIC est demeurée la même, soit d’offrir de l’hébergement et de l’accompagnement pour les adultes en situation de crise ou vivant des enjeux en santé mentale.
L’organisation a toutefois dû développer une expertise en itinérance et en dépendance pour répondre à la demande et aux besoins actuels sur le territoire lévisien. 

La présidente, Marlène Fréchette, mentionne que l’organisme traite plus de 2 550 demandes d’hébergement de crise par année ainsi qu’autour de 50 demandes d’admission en hébergement transitoire. 

De l’autre côté, la crise du logement et la crise en santé mentale augmentent la demande auprès de la Maison des Hauts-Bois, abritant des adultes ayant besoin d’un temps d’arrêt pour reprendre pied et de la Maison sous les Arbres, accueillant les adultes vivant avec des problèmes sévères qui perdurent en santé mentale. Cette année, la SRIC a dû refuser 75 % des demandes, soit 594, en raison du manque de place.

Pour régler cette problématique, Émilie Larocque mentionne que, depuis trois ans, la SRIC pense à agrandir la Maison des Hauts-Bois pour y accueillir plus de personnes de la communauté. Pour épauler le projet, le Club Lions de Lévis a remis 2 000 $ à l’organisme à l’occasion du 5 à 7 anniversaire.

«C’est vraiment notre objectif de mettre ce projet-là à jour. On passerait de 9 chambres à 23 chambres pour la Maison des Hauts-Bois, ce qui permettrait d’héberger plus de gens, mais aussi d’allonger la durée des séjours pour y intégrer des séjours plus temporaires», exprime-t-elle. 

La volonté contre l’argent

Avec le coût de la vie qui augmente, les subventions que l’organisme reçoit sont de plus en plus insuffisantes pour se développer.

«Plus on avance, plus l’indexation qu’on reçoit de nos subventions n’est pas suffisante pour combler l’indexation des réponses qu’on reçoit, exprime la directrice générale de la SRIC. Cette année, ça va être un exercice plus difficile que l’année passée. Les ressources en santé mentale depuis très longtemps ne sont pas subventionnées à la hauteur des besoins.»

Selon elle, il est essentiel de considérer les investissements en santé mentale comme un levier pour le bien-être collectif plutôt qu’une simple dépense. 

«Il faut une prise de conscience assez majeure, c’est du courage politique qu’il manque. J’ai l’impression que certaines personnes vivent dans un monde parallèle au nôtre. En y investissant, cela produira des citoyens hautement compétents et capables de contribuer à la société au même titre que tout le monde. C’est bénéfique pour tout le monde et nettement plus économique en termes de coûts sociaux», articule-t-elle.

La SRIC n’a pas annoncé de date officielle pour la concrétisation de son projet d’agrandissement de La Maison des Hauts-Bois. 

Les + lus