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L’Auberge de la Visitation, un gîte au cœur du Vieux-Lévis

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Photo : Facebook - Auberge de la Visitation

12 août 2026 08:24

Tout comme B2V Immobilier, l’Auberge de la Visitation mise sur le patrimoine pour inviter les visiteurs à découvrir le secteur du Vieux-Lévis. Alors que plusieurs gîtes touristiques de Lévis ont disparu au fil des années, l’Auberge continue d’accueillir bon nombre de visiteurs depuis huit ans en misant sur l’authenticité et l’histoire de son lieu.

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Hébergement touristique de type bed and breakfast (B&B), aussi appelé gîte touristique, l’Auberge de la Visitation comprend huit chambres. Ouvert à l’année, ce type de lieu permet aux visiteurs d’avoir une chambre pour la nuit et le premier repas du matin compris.

«Ce que les gens apprécient chez nous, c’est la formule entre un gîte traditionnel et une auberge de jeunesse, puisqu’en plus des chambres, on a accès à des aires communes comme salon, salle à manger, cuisine, terrain extérieur avec barbecue, balançoires et hamacs», explique Nadia Roy, propriétaire de l’Auberge de la Visitation.

Préserver un lieu chargé d’histoire

C’est en 2018 que tout a commencé pour l’Auberge de la Visitation, quand Nadia Roy est «tombée en amour» avec cette maison centenaire située au 6104, rue Saint-Georges, dans le Vieux-Lévis.

Bâti en deux parties, le derrière de la maison date d’environ 1840-1850 et appartenait autrefois à une famille d’agriculteurs, alors que l’autre partie a été construite en 1901 par William Taylor-Davie, le fils cadet de la famille Davie. Le lieu est d’ailleurs devenu un gîte touristique au tournant des années 2000, avant d’être repris 18 ans plus tard par Nadia Roy. 

«L’idée était là depuis longtemps, c’était l’un de mes rêves de jeunesse, de m’acheter un B&B sur le bord de la plage. Finalement, ce n’est pas sur le bord de la plage, mais c’est avec une belle vue sur le fleuve, lance en riant Nadia Roy. Je suis tombée en amour avec cette maison extraordinaire du Vieux-Lévis. J’ai toujours été fascinée par la revalorisation d’espaces et de lieux pour les transformer en espaces de rencontre. Quand j’ai vu cette belle maison, c’était un potentiel de projet immense.»

La propriétaire du lieu estime que les hébergements touristiques en tout genre contribuent au rayonnement du Vieux-Lévis. 

«Souvent, les gens veulent visiter Québec, mais c’est soit complet ou trop cher, donc ils regardent autour. Puis, c’est comme ça qu’ils nous découvrent et, une fois qu’ils sont ici, ils n’ont que de bons commentaires. Les gens sont charmés par le Vieux-Lévis. […] Malheureusement, en 2020, ça a été le crash de la pandémie, mais si on l’oublie, c’est en croissance constante (d’achalandage depuis 2018). Nous avons une belle clientèle internationale. Les gens aiment beaucoup la possibilité de rencontre avec les autres clients. Ils peuvent en rencontrer qui viennent d’Europe, d’Asie, des États-Unis, par exemple», partage Nadia Roy. 

D’ailleurs, selon elle, si au fil des années le visage de l’hébergement touristique à Lévis s’est transformé, alors que plusieurs gîtes et lieux touristiques qui faisaient autrefois partie du paysage ont disparu, la pandémie explique en partie ces changements. 

«Quand je suis arrivée, il y en avait beaucoup à Lévis des B&B. La majorité a fermé pendant la pandémie. Moi, j’étais en démarrage, donc je ne pouvais pas me permettre de juste abandonner, mais la plupart des autres propriétaires se dirigeaient plus vers la retraite, donc ils en ont profité. On ne se cachera pas aussi qu’un gîte, c’est beaucoup de travail. Il faut être passionné, dévoué et prêt à travailler sept jours sur sept. C’est rare qu’on passe le cap des 10 ans dans le domaine. Là, je suis la plus ancienne, à ma connaissance, dans le Vieux-Lévis», souligne Nadia Roy.

Au-delà de l’accueil des visiteurs, la propriétaire souhaite faire du développement durable une composante importante de son établissement. Depuis son acquisition en 2018, l’Auberge a intégré plusieurs initiatives afin de réduire l’empreinte environnementale, comme l’achat en vrac de nourriture dans une épicerie zéro déchet, de l’ameublement de seconde main et de la literie de bambou biologique. 

«Pour l’avenir, je souhaite continuer d’attirer des touristes de partout, mais avec toujours plus de sensibilité environnementale. Par exemple, quand j’ai débuté, il n’y avait aucune restriction sur la durée du séjour, mais maintenant, c’est minimum deux nuitées pour une question environnementale. Je veux me diriger de plus en plus vers le tourisme lent et durable. Évidemment, le tourisme, c’est beau, mais ça laisse une empreinte environnementale», conclut Nadia Roy, ajoutant au passage vouloir développer le tourisme hivernal et l’ouverture à plus d’entreprises pour la location de l’Auberge en entier.

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