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Let’s go Gilles!

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02 juin 2026 08:59

Il y a plus d’un an, j’écrivais dans ces pages que le temps était peut-être venu pour Gilles Lehouiller de laisser quelqu’un d’autre être à la tête de la ville.

Par Guillaume Ratté-Côté* 

Toutefois, j’avais bien pris soin de mentionner que d’autres défis seraient assurément présents ensuite, et qu’il avait toujours toutes les capacités pour être à la hauteur dans bien des positions politiques pouvant se présenter!

Mais je n’avais pas cru que cela serait aussi évident si vite!

Et oui, je parle bien des élections provinciales qui arrivent. Mais, non, je ne parle pas d’un retour au Parti libéral où il a fait son nom au niveau national!

Je parle du Parti conservateur du Québec, bien que les affinités ne frappent pas nécessairement tout un chacun d’emblée.

Évidemment, la première raison est ce périphérique, nécessaire pour la région à moyen terme, pour lequel Gilles s’est tant fait malmener par la CAQ. Mais il n’y a pas que la CAQ! Le PQ parle d’un lien seulement pour le transport en commun, chose que l’ex-premier magistrat cerne au premier coup d’œil comme plus que farfelue. Pas besoin de parler de Québec solidaire. Le PCQ a très clairement la seule position sensée sur la question.

Pour ce qui est du PLQ, c’est plus nuancé. Le nouveau chef fait preuve d’une certaine ouverture sur le dossier. Mais certainement pas de leadership (en fait, il faudrait me pointer quelque dossier ou cela lui arrive, mais cela est pour un autre article)!  Mais j’ai l’impression qu’il y a encore plus, sans arriver à mettre le doigt dessus! Les deux se sont certainement parlé! Mais … rien! Il semble n’y avoir aucun atome crochu. Sans quoi ce serait déjà fait.

Restent quelques options pour l’ex-conseiller de Lauzon. Le fédéral, dans trois ans. Mais les circonscriptions touchant Lévis, où son nom est magique, risquent d’avoir leurs élus sortants sur les rangs. Demeure le Sénat, pour une façon plus humble de servir. Ou l’administration publique comme non élu, par exemple à la tête de la peu utile Commission de la capitale nationale. 

Il y a assurément aussi les affaires. M. Lehouillier a les connaissances, les capacités et les relations pour faire fructifier bien des entreprises!

Mais le meilleur serait, à mon humble avis, de profiter de l’occasion qui sera là cet automne de fournir au Québec des députés pour un parti ayant un ADN différent des quatre actuellement (réellement) présents. Eux qui multiplient les motions unanimes et ressemblent plus à une sorte d’uni-parti qu’à de véritables opposants idéologiques. Gilles Lehouillier ne partage peut-être pas tous les fondements du conservatisme d’Éric Duhaime dans ses analyses fondamentales. Mais il y a dans ces dernières, assurément, la compréhension du fait qu’une nation doive avoir la capacité de débattre en profondeur et de faire des remises en question du statu quo parfois désagréables.

Et c’est sans contredit Éric Duhaime qui amène le tout à l’ère actuelle.

Au surplus, il y a plusieurs autres affinités, et je peux en témoigner, ayant interviewé les deux hommes régulièrement au cours des dernières années. Sur l’ouverture au privé, aux nécessités d’une économie faisant plus de place aux PME par un État qui leur laisse davantage de marge, en passant par voir la concurrence comme une nécessité ou l’ouverture à l’exploitation d’hydrocarbures, et ainsi de suite.
Et je crois que les deux hommes s’entendent personnellement très bien.

Évidemment, il y aurait là une dose de sacrifice. Très peu de chances d’un poste de ministre à la clé, par exemple! À tout le moins à court terme. Mais la satisfaction d’avoir amené du renouveau politique au Québec à un moment où cela est vital, pourra surement compenser chez quelqu’un d’aussi dévoué au service public.

Et il y aurait la satisfaction de battre la CAQ, qui l’a roulé dans la farine à plusieurs reprises avec le troisième lien, ainsi que Bernard, ses larmes de crocodile et son appréciation si peu crédible de la version centre-ville à centre-ville de cet enjeu si vital au développement futur de la région.

Sans compter une multitude presque infinie d’autres apports potentiels au Québec, à Lévis, et à la région.

J’en suis convaincu, Gilles Lehouillier comme candidat conservateur dans Lévis est l’une des candidatures au potentiel des plus bénéfiques pour le Québec.

J’espère qu’il le voit lui aussi!

*Guillaume Ratté-Côté est l'animateur de l'émission PolitiGuy Correct à la Radio de Lévis, CJMD 96,9, du lundi au jeudi à 16h.
 
Cette chronique fait partie de notre section Opinions, qui favorise une pluralité d'idées. Elle reflète l'opinion de son auteur, pas celle du Journal de Lévis.

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