Par Catherine Boismenu
Je me déplace pour rencontrer une nouvelle cliente qui vient de se faire opérer au genou. Ses déplacements sont donc limités. J’arrive chez elle, je me stationne juste devant la porte, je prends mon sac, je sors de la voiture et je ferme la porte.
Et là… un chat surgit de nulle part
Il court vers moi pour se faire flatter, miaule à tue-tête et me suit jusqu’à l’arrière de ma voiture. Je prends ma valise et je me dirige vers la porte de ma cliente. Le chat me dépasse, se couche devant la porte, se frotte et ronronne. On voyait clairement qu’il avait très hâte de rentrer chez lui.
Je sonne.
La cliente ouvre la porte… et le chat entre dans la maison comme une flèche, comme s’il connaissait déjà les lieux.
La cliente s’exclame :
«Ah nonnnnn!!! Pas encore lui!!!»
Ce n’est même pas son chat! C’est le chat du voisin, qui essaie toujours d’entrer chez elle pour manger la nourriture de son chat. Elle me dit ensuite :
«Bon!!! il va aller se cacher sous ma commode.»
Eh bien… elle avait raison.
Vous allez comprendre que c’est moi qui ai couru après le chat partout dans la maison.
Après quelques acrobaties dignes d’un film, j’ai finalement réussi à l’attraper. La cliente a ouvert la porte-patio pour le faire sortir dehors, mais monsieur le chat n’était pas d’accord.
Il a fait l’étoile, les pattes bien étirées pour s’agripper des deux côtés de la porte afin de ne pas sortir!
Après quelques minutes, on a finalement réussi à le mettre dehors. Frustré, il est monté sur la rampe de l’escalier pour mieux nous observer… puis, vexé comme jamais, il a grimpé sur le toit et est parti.
Morale de l’histoire : même les chats veulent un service de coiffure à domicile!
Cette chronique est inspirée de moments réels vécus dans mon quotidien de coiffeuse à domicile. Par respect pour mes clientes, les noms et certains détails ont été modifiés.
Cette chronique fait partie de notre section Opinions, qui favorise une pluralité d'idées. Elle reflète l'opinion de son auteur, pas celle du Journal de Lévis.