Par Claude Genest
Comme mentionné, mon objectif en mars 2020 est de comparer les deux crises. J’écris d’abord un texte pour moi-même, mais, rapidement, l’idée me traverse l’esprit de le faire suivre à Érick Deschênes au Journal, car, si l’on se remet dans le contexte du moment, les gens sont à la recherche d’information et de comparables. À mon étonnement, l’article est publié sur le site Internet du Journal. Je fais suivre un deuxième texte, puis un autre et voilà que, de fil en aiguille, on m’offre de publier une chronique mensuelle dans notre hebdomadaire local. J’accepte la proposition tout en travaillant à temps plein au Mouvement Desjardins afin d’appuyer la presse locale, outil démocratique nécessaire, peu importe le milieu.
Mon objectif de départ est de rédiger cette chronique pendant cinq ans. Nous sommes en 2026, soit une année de plus que je me suis fixée. Tout au long de ces années, j’ai abordé en toute liberté les sujets qui me tiennent à cœur concernant l’histoire lévisienne. Le journal coopératif local étant lu par des gens aux intérêts divers, j’ai écrit sur toutes sortes de thèmes. Je suis aussi sorti du confort des sentiers battus afin de lancer des idées, d’aborder de nouveaux sujets sans toutefois me mêler des affaires patrimoniales courantes qui relèvent davantage de l’actualité.
Je remercie les lecteurs du Journal à la fois pour leurs commentaires, mais aussi pour les idées de sujets qui, dans certains cas, ont donné lieu à des textes. Je remercie Érick Deschênes, Alexandre Bellemare et Catherine D’Amours pour leur confiance totale envers mon travail. Jamais ils n’ont changé quoi que ce soit à un texte. Je remercie mon collègue chez Desjardins, l’historien Pierre-Olivier Maheux, mon seul et unique relecteur qui, avec ses commentaires, me permettait d’améliorer la première version des chroniques.
Enfin, je remercie mon employeur, le Mouvement Desjardins. Il existe une tradition d’engagement dans le milieu chez Desjardins, qui remonte à l’époque d’Alphonse Desjardins (1854-1920) qui, en son temps, fut actif bénévolement au sein de la vie associative lévisienne. Son exemple m’a toujours inspiré, tout comme la vision d’une vie associative riche et diversifiée prônée par le curé Joseph-David Déziel (1806-1882) lors des premiers pas de la ville au 19e siècle. Vision que m’a transmis le véritable porteur de mémoire qu’était feu Mgr Loïc Bernard (1933-2018) du Collège de Lévis, une institution d’enseignement remarquable à qui je dois beaucoup.
Enfin, je souhaite une longue vie au Journal de Lévis, un outil essentiel pour la Rive-Sud. Un journal qui, il est important de le noter, appartient aux Lévisiens. Si l’on n’encourage pas nos institutions locales, personne d’autre ne le fera.