dimanche 20 septembre 2026
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Les aventures de la coiffeuse à domicile

La fois où j’ai fini sous la robe de la mariée

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20 sept. 2026 07:43

Aujourd’hui, je vous raconte la fois où j’ai fini sous la robe de la mariée.

Par Catherine Boismenu

J’étais avec ma collègue sur un contrat de mariage dans un hôtel de la région. Ma collègue faisait le maquillage et moi, la coiffure. De mémoire, nous avions chacune huit personnes à préparer. On a commencé tôt, le temps de s’installer. Tout allait bien et les filles avaient beaucoup de plaisir dans la chambre… je devrais dire dans la super suite!

Pour les personnes qui me connaissent, le temps est précieux pour moi. Je suis le type de personne qui aime être bien préparée, planifier ses trucs, surtout lors d’un moment important comme un mariage. Il faut toujours avoir la notion du temps. Dans notre cas, les femmes étaient toutes avec nous dans la suite, donc on ne court après personne!

Quand est venu le temps de manger, vers l’heure du dîner, une fille prend les choses en main et commande de la bouffe pour tout le monde.

Cette journée-là, il pleuvait… en fait non, il mouillait en tas!!! Une température de marde, une température que personne ne souhaite avoir à son mariage.

Et là, la demoiselle d’honneur qui a fait la commande pour tout le monde décide d’aller chercher la commande elle-même au lieu de prendre la livraison. Elle est partie avec une autre demoiselle d’honneur, sans penser à leurs coiffures.

Et là, vous vous dites sûrement : oh boy…

Ben oui… ce qui devait arriver arriva, un coup de vent! C’était le déluge dehors, quand tu tiens des boîtes de lunch, c’est très dur de tenir ton capuchon.

Résultat : les deux filles sont revenues trempées!!! Au moins, elles n’avaient pas mis leur robe encore.

Bon, je me dis : ce n’est pas grave. J’étais encore sur place et j’avais encore du temps pour ajuster le tout.

Mais ce n’est pas fini.

Le party était pogné dans la chambre avec les mimosas sans jus, et là, le photographe arrive.

Un peu pris au dépourvu de voir que les filles ne sont vraiment pas prêtes, le lit pas fait, la chambre pleine de boîtes de bouffe… Très difficile pour un photographe de prendre de belles photos dans ce contexte.

Il ne dit rien, parce qu’il ne sait pas trop comment gérer ça. Alors, avant qu’il fasse une crise de panique, je commence à gérer.

Je dis :

«Ok mesdames, un moment d’attention S.V.P. C’est le temps de mettre vos robes. On met les boîtes dans le corridor. Qui m’aide à faire le lit pour les photos?»

Je monte sur le lit, j’accroche la robe qui était sur son support, je l’accroche au cadre du mur, je mets le voile de la mariée à côté. Bref, un coup de cœur pour prendre une super de belle photo.

Mais là, avec tout le monde dans la chambre, je leur dis :

«Ok les filles, la mariée met sa robe. Tout le monde se tourne vers le mur pour lui laisser de l’intimité.»

Pendant ce temps, je continue à coiffer celle dont je vous parlais tantôt, celle qui était allée chercher la commande sous la pluie pour le groupe.

Voilà, tout est fini. Tout le monde est coiffé et maquillé avec leur belle robe. On se prépare à sortir de la chambre.

La mariée passe devant la salle de bain et dit : excusez les mots, mais c’est vraiment ça! :

«Tabarnak! J’ai oublié de mettre l’osti de jupon!»

Là, on va se le dire, on n’a plus de temps.

Je ne fais ni une ni deux. Je prends le jupon, la mère de la mariée m’aide à lever la robe et je me glisse complètement sous la robe pour mettre le jupon.

Je l’attache avec une boucle… ou rendu là, je pense que j’ai fait un nœud sans faire exprès! Mais le résultat était là et la robe a pris une expansion majestueuse !!!

Alors, rendu là, que ce soit une boucle ou un nœud, le jupon est mis et la mariée est prête!

Et on sort en groupe de la chambre, je dis en fermant la porte derrière moi :

«Ahhh… c’est donc ça l’expression être sous la jupe de sa mère!»

Un gros fou rire éclate dans le corridor… J’entends encore rire dans ma tête la mariée et sa mère.

Alors, la prochaine fois que vous assisterez à un mariage et que la mariée arrive en retard, vous allez peut-être penser à mon aventure de la coiffeuse à domicile.

Cette chronique est inspirée de moments réels vécus dans mon quotidien de coiffeuse à domicile. Par respect pour mes clientes, les noms et certains détails ont été modifiés.

 

Cette chronique fait partie de notre section Opinions, qui favorise une pluralité d'idées. Elle reflète l'opinion de son auteur, pas celle du Journal de Lévis.


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