Note de la rédaction : Le Journal de Lévis n'endosse aucune opinion qui est partagée dans les lettres d'opinion ou ouvertes publiées dans notre section Opinions. Les opinions qui sont exprimées dans ce texte sont celles des auteurs signataires.
On connaît nos patients. On les accompagne. On est là, jour après jour. Mais aujourd’hui… pour la première fois, j’ai peur.
Peur pour mes employés, ces personnes dévouées qui donnent tout pour offrir des soins de qualité. Peur pour ma profession, qui est en train de perdre les conditions nécessaires pour exercer pleinement son rôle. Et surtout, peur pour mes patients.
Les décisions qui se prennent actuellement mettent en péril l’équilibre déjà fragile de la pharmacie communautaire, particulièrement en région.
Moins de ressources.
Moins de services.
Moins d’accès.
Et concrètement, ça veut dire quoi?
Des patients qui attendent plus longtemps. Des gens qui se retrouvent à l’urgence pour des problèmes qui auraient pu être réglés en pharmacie. Des pharmacies qui devront réduire leurs heures… ou fermer.
Ce n’est pas un enjeu corporatif. C’est un enjeu de santé publique.
La pharmacie est une porte d’entrée essentielle dans le système de santé. Si elle s’affaiblit, c’est tout le réseau qui en subit les conséquences.
Aujourd’hui, je lance un appel aux médias.
Parlez de cette réalité.
Donnez une voix aux pharmacies de région.
Aidez la population à comprendre ce qui est en train de se jouer.
Parce que quand une pharmacie de proximité disparaît… ce n’est pas juste un service de moins.
C’est un morceau de filet de sécurité qui s’effondre.
Par Marie-Pier Falardeau, pharmacienne propriétaire
Familiprix Marie-Pier Falardeau à Saint-Henri-de-Lévis