Note de la rédaction : Le Journal de Lévis/Le Peuple Lotbinière n'endosse aucune opinion qui est partagée dans les lettres d'opinion ou ouvertes publiées dans notre section Opinions. Les opinions qui sont exprimées dans ce texte sont celles des auteurs signataires.
Hydro-Québec avance actuellement l’idée d’installer une ligne de pylônes à 315 kV d’environ 250 km dans les régions de la Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent. Les Appalaches ont déjà plusieurs centres industriels et projets éoliens; nous ne voulons pas ajouter davantage d’infrastructures énergétiques industrielles envahissantes (éoliennes et lignes de pylônes), qui grugent petit à petit la vitalité liée à la nature de notre territoire et la qualité de vie.
Le changement est constant, mais choisissons quel type de développement nous voulons comme collectivités. Le développement d’une région ne dépend pas uniquement des impératifs économiques et politiques de décideurs de Montréal, Toronto ou New York.
Ce n’est pas une option nécessaire de sacrifier des paysages, des sections d’érablières, de forêts riches, de petites fermes familiales, d’entreprises touristiques et la qualité de vie de milliers de personnes pour encore et encore augmenter la capacité d’Hydro-Québec.
Nous, qui habitons le territoire, choisissons un avenir prospère et protecteur de nos villages, de notre région, de notre économie et de notre milieu de vie que sont les Appalaches.
La santé comme valeur
Nous sommes des milliers dans la région à avoir fait des rénovations résidentielles, à avoir changé des ampoules, à avoir installé des thermopompes… pour économiser de l’énergie. Nous faisons des efforts de diminution de consommation d’électricité et demandons donc à Hydro-Québec de faire pareil en choisissant l’efficacité et restreindre ses développements nuisibles sur la santé des milieux et des humains.
Nous observons les stress et l’angoisse vécu par des Appalachiens depuis la proposition de ce projet. Les effets nuisibles sont malheureusement déjà commencés…mais ne restons pas inactifs, le remède au désespoir est l’action juste pour freiner le projet avant sa mise en œuvre. Nous demandons son retrait immédiatement.
Notre vision pour les jeunes
Pour les jeunes des Appalaches, nous voulons leur laisser un milieu de vie où il fait bon vivre (économie locale diversifiée, paysages et milieux naturels riches).
Nous créons chaque année dans nos Appalaches des emplois qui sont reliés à de petites entreprises (érablières, agriculture, économie sociale, hébergement, restauration, etc.) qui tirent profits de la beauté et de la richesse de notre territoire. Le terroir est de plus en plus valorisé et riche au Québec, refusons de laisser cette richesse être endommagée.
Solidarité entre citoyens pour le territoire
Nous refusons en bloc l’ensemble du projet et non une section de tracé au détriment de d’autres villages voisins. La solidarité est importante pour ne pas tomber dans le piège de choisir le tracé le «plus loin de chez moi» ou «le moins pire».
Nous prenons une posture solide pour protéger notre territoire en entier et pour se montrer unis et solidaires. Utilisons les infrastructures existantes qui ont déjà créé des dommages malheureux; mais ne sacrifions pas de nouveaux milieux de vie peuplés et dynamiques.
Les proposeurs de ces projets nous disent que nous n’avons pas le choix, ils tentent de nous persuader qu’on doit aller par là. Nous avons toujours le choix de rester inactif ou de prendre une action juste.
Pour cela, nous devons oser remettre en question collectivement les orientations énergétiques et oser faire de nouveaux choix créatifs. Assez de paysages du Québec sont déjà défigurés, nous refusons un plaie de plus sur le territoire. Dans les Appalaches, les pylônes, c’est non merci!
Notre vision des Appalaches est riche, inspirante, réaliste et prospère. Elle prend soin des humains, des sols, des fermes familiales, de l’eau, des forêts, des érablières, des entreprises régénératives, des communautés locales et des patrimoines paysagers et bâtis importants.
Nous demandons donc que les instances politiques provinciales annoncent immédiatement le retrait de ce projet.
Les signataires font partie du groupe citoyen Protection Appalaches
Colin Perreault, À St-Malachie c’est NON Merci !
Solène Leroy, À Buckland c’est NON Merci !
Chandra Morton, À Saint-Malachie c’est NON Merci !
Stéphane Guay, À Kinnear’s Mills c’est Non Merci !
Matthieu A. Clément, À Saint-Malachie c’est NON, point final !
Marie-Pier Lessard À Buckland c’est NON Merci !
Gaëlle Généreux À Sainte-Euphémie c’est NON Merci !