La centrale de police de Lévis fait partie des projets inscrits dans le nouveau PTI. CRÉDIT : ARCHIVES

Le montant total de l’investissement représente le double de ce qui avait été énoncé par la Ville en février 2016. Et ce n’est finalement pas sur le terrain présenté alors que sera construit le bâtiment.

Projet majeur du nouveau programme triennal d’immobilisation (PTI) 2020-2021-2022 présenté le 18 novembre dernier, la centrale de police sera construite à partir du printemps 2021 pour un coût total de 53 M$.

Le projet rassemblera dans un même bâtiment les deux postes de police actuels, la cour municipale et des services des affaires juridiques

Le «coût réel» du projet, soit les montants inscrits dans le programme fonctionnel et technique (PFT) préparé par la direction générale, ont été rendus publics par la Ville de Lévis dès le lendemain de la séance extraordinaire du conseil municipal au cours de laquelle a été voté le PTI.

Les investissements seront de :

  • 31 M$ pour le poste de police ;
  • 7 M$ pour la direction des affaires juridiques et du secrétariat corporatif et la cour municipale de la Ville de Lévis ;
  • 6,5 M$ pour les autres frais ;
  • 1,8 M$ pour les frais connexes ;
  • 3,6 M$ pour les honoraires professionnels.
  • Les 3 M$ prévus pour l’ameublement et les équipements spécialisés devront être soumis à nouveau pour approbation.

«S’il y a des dépassements de coûts significatifs, le projet est automatiquement annulé», a martelé Gilles Lehouillier. Aucun dépassement ne sera donc accepté par la Ville.

Un projet plus cher qu’en 2016

Lors de l’annonce du terrain choisi, et finalement abandonné au profit d’un autre situé dans la même zone stratégique à Saint-Romuald et proche de l’autoroute 20, pour la construction de la future centrale de police en février 2016, Gilles Lehouillier avait alors évoqué un investissement de 20 à 25 M$ devant les médias. Le projet de la Ville de Lévis était similaire à l’actuel.

Le maire a justifié cet écart en affirmant que le montant donné alors n’était qu’un «ordre de grandeur pour répondre aux questions», basé sur le coût du poste de police construit en 2010. «Attendez-vous à ce que ça coûte au moins 25 M$», voilà ce qu’il avait voulu dire, a fait savoir Gilles Lehouillier. D’autant qu’«ils (à Sherbrooke) n’ont pas de cour municipale et les autres éléments».

En 2016, aucun plan financier n’avait été déposé pour la centrale de police, a-t-il assuré. «On n’avait jamais déposé de prévision budgétaire comme on a fait lundi. La prévision budgétaire, elle part d’un plan fonctionnel qui a à peu près deux pieds d’épaisseur. On est allé avec des coûts beaucoup plus précis», a détaillé le maire.

Pourtant, le PTI 2017-2018-2019 indiquait un coût de 17,5 M$ pour le seul poste de police qui s’élève à 31 M$ dans le nouveau projet.

«Ce qu’on inscrit dans le PTI, c’est très approximatif», a rétorqué Gilles Lehouillier. «Oui, on met des chiffres dans des PTI, mais ça ce n’est pas les prévisions budgétaires qu’on va faire. Ce n’est pas le coût total, a-t-il expliqué. Ce qui compte c’est le moment où on a le programme fonctionnel et technique.»

La Ville rencontrera la Fraternité des policiers

À la suite d’une sortie de la Fraternité des policiers, dans le Journal de Québec, qui estimait n’avoir pas reçu suffisamment d’information sur le projet de centrale de police, Gilles Lehouillier a répondu qu’il s’assurera que le syndicat soit rencontré.

D’ailleurs, «les gens qui pilotent le dossier à l’hôtel de Ville ont systématiquement rencontré les membres du personnel (de police)» afin d’entendre leurs besoins, a-t-il rappelé.

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